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Lunes de miel à Ghaza
« Ô mon peuple, tes guides t’égarent ! » Isaïe III, 12
L’Atlas colporte les murmures des nuages mêlés aux cris des vagues de l’Atlantique.
Soupirs de sorcières, hurlements de fées recueillis au large des colonnes d’Hercule par pèlerins de l’Atlantide.
Ils ont tout vu, tout entendu depuis l’arkhè.
Kapitotal et tour Panoptic sont prétention de substituts à leur dialectique de totalité, n’excluant pas un télos au-delà de ce monde.
Ici se jouera notre spectacle, où les chants du ciel et de la mer dévoileront une essence perdue : quelles antennes pour capter leur sens ?
D’Homère à Joyce et à Borges, les cécités physiques s’apparentent à un dessillement psychique.
Inversement, quel meilleur gage d’aveuglement de l’esprit qu’une consommation boulimique d’images par hyperorexie de la vue ?
Le technopithèque en est là de sa dégradation mentale dans l’échelle de l’évolution des espèces,
quand bien même ses maîtres le soumettent au plus féroce darwinisme social.
Kapitotal exige un arrêt de l’hominisation, la tour Panoptic orchestre une régression vers le primate,
les bombes de l’analphabétisme tombent sur les inventeurs de l’alphabet.
Même si plus de mille rabbins relaient le message du prophète Isaïe.
Depuis l’histoire d’Hamlet contée par Shakespeare, la capitale du monde occidental se nomme Elseneur.
Voyez-vous l’acronyme en trois lettres formé par ce mot, entouré des deux autres capitales du monde libre que sont Jérusalem et Washington ?
To JEW est un verbe signifiant duper.
Qui mieux que des prophètes juifs ont-ils mieux dénoncé les duperies de Tonton Claudius, l’assassin du père d’Hamlet, au cours de l’Histoire ?
L’un des derniers d’entre eux fait référence au spectre, pour ouvrir son Manifeste communiste.
Le penseur juif Derrida, dans Spectres de Marx, fait de la spectralité un apanage de l’humanité.
L’Occident démocratique dispose-t-il encore d’espaces où puissent être entendues les voix de ses propres fantômes ?
Par exemple, celle du philosophe Pascal : "Au lieu de faire que ce qui est juste fût fort, on a fait que ce qui est fort fût juste".
Ou encore celle du chancelier Bismarck : « La force prime le droit ».
L’un des plus glorieux pèlerins de l’Atlantide avait osé clamer, au siècle de Marx :
« Toute l’eau de la mer ne suffirait pas à laver une tache de sang intellectuelle ».
Plus et mieux que l’eau de la mer : les prophètes juifs d’Isaïe à Noam Chomsky, les philosophes grecs depuis Anaxagore.
Celui-ci désigna dans le « Noûs » l’Esprit qui donna l’initial mouvement de la matière.
Aristote reprend cette idée dans sa Métaphysique, avant que le génie d’al-Andalûs n’en sublime les virtualités grâce à Averroès puis Ibn ‘Arabî.
La théologie chrétienne intègrera la notion d’intellectus pour traduire le noûs grec et le ‘aql arabe,
mais rejettera de sa scolastique l’évangile de Marie (Myriam de Magdala) datant du IIe siècle, où le noûs est promu au statut de plus éminente faculté humaine.
Marie leur dit :
« Ce qui ne vous a pas été donné d'entendre,
je vais vous l'annoncer :
j'ai eu une vision de l'Enseigneur,
et je Lui ai dit :
"Seigneur, je Te vois aujourd'hui
dans cette apparition."
Il répondit :
"Bienheureuse, toi qui ne te troubles pas à ma vue.
Là où est le noûs, là est le trésor."
Alors, je Lui dis :
"Seigneur, dans l'Instant, celui qui contemple
Ton apparition,
est-ce par la psyché qu'il voit ?
Ou par le Pneuma ?"
L'Enseigneur répondit :
Ni par la psyché ni par le Pneuma;
mais le noûs étant entre les deux,
c'est lui qui voit et c'est lui qui [...]"»
Faut-il s’étonner si ces données font l’objet d’une complète occultation ; si l’Esprit absolu de Hegel n’a plus aucun droit de cité philosophique ?
Le capitalisme ne se perpétue qu’à la condition d’une acéphalopolis.
Les fonctions capitales y sont l’apanage du Capital. D’une manière absolue, de Kapitotal.
Déchues des missions qui leur incombaient, les catégories sacerdotales sont remplacées par un ersatz de clergé : l’intelligentsia.
La révolte contre une sujétion de l’Esprit à l’Argent n’a jamais pris la forme d’une revendication du Noûs antique.
D’où la faiblesse du matérialisme, seul fondement conceptuel d’opposition au capitalisme.
Si cette révolte s’exprima sous les bannières de la pensée critique et de l’art en marge,
la répudiation de l’Esprit s’avéra d’autant plus dommageable que l’intellect agent (Noûs poiètikos)
et l’intellect réceptif (Noûs pathètikos) d’Aristote avaient été les pièces fondamentales de la philosophie arabo-musulmane.
Au point qu’apparaît comme un symptôme suprême de l’islamophobie, la catégorie d’islamo-gauchisme forgée par ses idéologues :
c’est parce que les pensées d’Avicenne, Averroès, Ibn ‘Arabî recèlent des trésors intellectuels puisés aux sources grecques et abandonnés par la gauche,
que leur exhumation couplée à l’analyse marxiste serait un danger mortel pour la tour Panoptic. Les bataillons en charge de fabriquer l’opinion publique
(parmi lesquels tels mercenaires d’origine arabo-musulmane chargés d’entretenir une propagande militaire contre leur propre culture,
en échange de gratifications littéraires), doivent donc associer l’image de l’islam à son abjecte caricature islamiste,
à seule fin que n’y puissent être perçues les lumières ayant éclairé la Divine Comédie de Dante.
Où est passée la tête ? Achats-ventes, offres-demandes, inputs-outputs.
Mécanique binaire du deal comme suprême exercice de l’esprit. Voici qu’un gigantesque dessin animé scintille aux yeux des foules subjuguées,
dont les personnages affichent leurs querelleuses facéties de BD dans des bulles émanant des plus puissantes machines à décerveler de l’Histoire.
Ces héros sont qui l’homme le plus puissant du globe, qui le plus riche, qui le guide biblique d’une Terre promise à sa race élue par l’Eternel.
Et huit milliards de bipèdes sont hallucinés par un Big Beautiful Bill bon pour Bibi.
Les deux paillasses de Washington et de Jérusalem se doivent de surenchérir dans l’histrionisme pour agrémenter carnages et pillages au nom de ce même Eternel,
scénariste en chef du cartoon occidental.
Ces nouvelles stars du burlesque permettent au crime organisé de quitter son statut clandestin menacé par l’Etat,
s’imposant au sommet de celui-ci comme sa tête, et réduisant à la clandestinité les derniers défenseurs du droit,
tout en justifiant rackets et massacres par le slogan law & order, tant ils bénéficient de la complicité des autres showmen occidentaux.
Qui ne s’est esclaffé devant l’expression pince-sans-rire de Killer Donald,
secouant la main d’Ursula convoquée dans son golf écossais pour la faire s’extasier au nouveau viol d’Europe par le maître de l’Olympe ?
Jamais femme de ménage n’avait subi plus coquin droit de cuissage, abolissant ce qui depuis Aristote s’était appelé politique, éthique, esthétique.
Jamais non plus cette subordination de toute Parole à la Valeur qui caractérise le capitalisme,
ne s’était manifestée plus bestialement que par la tête à trois gueules Trump-Netanyahou-Van der Leyen.
C’est l’heure choisie par Ibn ‘Arabî pour sortir d’un exil de huit siècles, auquel il avait été condamné par les lois de la physique.
L’heure de sa rédemption métaphysique !
Les Trois Grâces vouées par l’Olympe à se disputer une Pomme de Discorde en laquelle trouvent commune origine,
depuis trois mille ans, les guerres de Troie et de Canaan, se nomment Guerza – Ghashima – Hironica.
C’est la troyenne et cananéenne Shéhérazade qui vous le dit.
Car, entre révélations prophétiques et réflexions philosophiques (entre la chouette et la colombe) se déploie le phénix de l’intuition poétique,
dont le plus haut vol au siècle de la nakba palestinienne fut celui de Mahmoud Darwich.
Raison pour laquelle Shéhérazade et Ibn ‘Arabî convoleront en justes noces à Ghaza.
N’est-il pas mort où elle avait ses habitudes : à Damas ?
Les puissances de l’Axe (Jérusalem-Elseneur-Washington) ne l’y ont-elles pas réveillé dans sa sépulture d’un sommeil de huit siècles ?
Si ce couple du futur devait résumer ce qu’anéantit à l’échelle planétaire l’abomination en cours,
il userait d’un concept arabe intraduisible dans toute autre langue : HAQIQA.
Ce mot, signifiant à la fois vérité et réalité, fait le joint entre Réel, Imaginaire et Symbolique selon la typologie de Lacan.
Le monde postmoderne achève de faire exploser ce dont, à l’aube de l’ère moderne, Hamlet eut l’intuition voyant le temps « out of joint ».
Shakespeare fait au prince d’Elseneur tendre un miroir à notre époque :
« … sous les dehors des bonnes manières, une sorte d’écume, ramassis d’opinions permettant de prétendre aux idées les plus fortes et subtiles ;
mais soufflez seulement dessus : toutes ces bulles sont prêtes à éclater ».
Pour Ibn ‘Arabî, né juste un siècle avant Dante, celui-ci nous avertit du même danger dans sa Divine Comédie
(« Vous n’êtes pas faits pour vivre comme des brutes mais pour chercher connaissance et vertu »)
que trois siècles après lui Shakespeare faisant dire à Hamlet :
« Qu’est un homme si l’emploi de son temps n’est que manger et dormir ? Une bête, rien de plus.
Oh, celui-là qui nous dota de ce vaste esprit qui voit si loin dans le passé et l’avenir,
nous a-t-il donné cette raison divine pour qu’inactive elle moisisse en nous ? ».
Ces proclamations d’humanisme, qui décrient la « vertu mendiant le pardon du vice »,
font rire quand le vice a pris le pouvoir au sommet de la pyramide, la raison divine et le vaste esprit
y étant déclarés coupable de tous les maux depuis Platon, par un effet de mode idéologique allant jusqu’à récuser le principe même du Logos !
Il va de soi que les propriétaires libertariens de Kapitotal n’en demandent pas plus aux valetailles libertaires de la tour Panoptic.
Rien n’y est plus honni que « ce vaste esprit qui voit si loin dans le passé et l’avenir » :
l’arkhè des origines et le télos de cette finalité que serait le communisme.
Une multitude s’entretuant sans se connaître pour le profit d’une poignée qui se connaît sans s’entretuer.
Cette vieille définition de la guerre dans les sociétés de classes n’a jamais eu plus de pertinence qu’en ces temps de démence, aux yeux de Shéhérazade et d’Ibn ‘Arabî.
L’humanisme, sur lequel s’était fondée l’idéologie du libéralisme démocratique,
ayant été jeté aux poubelles de la pensée par l’intelligentsia progressiste occupant Ministères, Universités et Médias (MUM)
au service de TINA (There Is No Alternative) – dont la majorité du prolétariat dévalorisé se détourne à juste raison –
ce qui fut impensable voici cinquante ans survient sous nos yeux :
les formes les plus radicales d’expressions contestataires arborant les dehors de la rébellion sans concession contre le politiquement correct et l’ordre établi,
s’affichant d’extrême droite, vont jusqu’à prôner la mise à mort du libéralisme démocratique bourgeois ;
lequel n’a plus d’autres défenseurs que chez les résidus de la vieille gauche,
à son tour sommée d’obéir aux mots d’ordre faisant de l’islam le principal danger menaçant l’Occident.
Quiconque lit-il encore Dante et Shakespeare dans cette foire d’empoigne ayant pour alibi une civilisation ?
L’unique choix politique ne sera bientôt plus qu’entre fascismes ultralibéral et social-démocrate.
Shéhérazade et Ibn ‘Arabî sont perplexes.
Tout se passe comme si la régression vers le primate caractérisant l’ère postmoderne était inhérente à un processus de robotisation
postulant la négation de l’humanité telle qu’elle s’était pensée depuis sa plus lointaine antiquité.
La philosophie grecque est d’emblée politique. Anthrôpos politikon zôon, écrit Aristote.
Régression et négation allant jusqu’à l’abolition des idéaux humanistes sur lesquels était fondée cette civilisation.
Non sans recours massif à des simulacres de principes moraux légitimant les prétentions hégémoniques.
Pour la conteuse du temps des Abassides qui se souvient des échanges diplomatiques entre le calife Haroun al Rachid et Charlemagne,
comme pour le penseur d’Al-Andalûs ayant inspiré la Divine Comédie de Dante,
seul un abrutissement délibéré permet de réduire les populations à l’état de bétail accordant ses suffrages aux maîtres des enclos
où il est confiné dans des conditions misérables, contre ses propres intérêts réduits aux fonctions de survie techniquement augmentée,
cette orgie de bestialité soumettant les milliards d’estomacs sur pattes à une poignée de merdeux.
Pourquoi le monde gouverné par l’immonde ? Cette question ne serait venue à l’Esprit ni d’Ibn ‘Arabî ni de Shéhérazade,
si n’était exigée par un roman contemporain leur sortie d’une nuit de plus de dix mille lunes.
Ce couple millénaire fut en effet sollicité par l’auteur dont je suis l’alter ego depuis près d’un demi-siècle.
Il m’a choisi comme personnage, car je peux lui en raconter infiniment plus que ne saurait imaginer un écrivain, dans ma position d’Atlante aux confins du couchant.
Situation favorisant des relations avec tous les pèlerins de l’Atlantide, parmi lesquels Homère et Virgile, Dante et Shakespeare.
Ce qui m’a permis d’être témoin de la véridicité des paroles d’Ulysse aux Colonnes d’Hercule, rapportées dans la Divine Comédie.
Dante y fait prononcer par le héros de l’Odyssée des mots
(« Vous n’êtes pas faits pour vivre comme des brutes mais pour chercher connaissance et vertu »)
qui, cri de guerre de l’humanisme à naître, résument ce qu’anéantit depuis cinquante ans le postmodernisme.
A l’humanité désormais transformée en appendice d’une machinerie par elle-même créée,
dont les rouages essentiels ne lui appartiennent plus, ses propriétaires signifient qu’elle est surnuméraire.
Ce qui confère une intensité nouvelle au combat contre injustice, mensonge et abomination :
désormais, celui-ci a moins d’alliés chez les vivants que chez les morts !
Qui peut-il encore de nos jours proclamer l’idéal de vérité, de justice et de dignité pour tous les humains ?
Cet idéal suppose, pour sa réalisation, la création d’une dialectique entre matière et esprit, nature et culture, terre et ciel, ayant pour médiation la Parole.
Contre quoi s’impose une tyrannie de la Valeur, cautionnée par l’intelligentsia progressiste à force de simulacres transgressifs.
Tous les pèlerins de l’Atlantide ont pu voir, depuis le commerce triangulaire de la traite négrière,
combien le rapport social capitaliste était intrinsèquement négation de l’espèce humaine par l’inversion des moyens et des fins, des sujets et objets qui le constitue.
Aristote nommait chrématistique la compulsion morbide à accroître sans fin les richesses en désacralisant le divin.
Le slogan lancé par Ubu (drill, baby, drill), ou son projet de transformer Ghaza en Riviera,
révèlent une transcendantalisation de la matière conférant à celle-ci l’infinitude propre à l’au-delà.
Par corollaire est voué au néant le mana hata – à l’origine du mot Manhattan, qui désignait l’Esprit là où s’érigerait une Trump Tower.
Car le fétichisme de la marchandise prospère sur les décombres du divin.
C’est dans Canaan martyrisé par Jérusalem-Elseneur-Washington que se rejoueront les noces de Cana.
Shéhérazade et Ibn ‘Arabî passeront leur lune de miel dans les ruines de Ghaza.
La crémation du peuple inventeur de l’alphabet par les dirigeants de celui qui se prétend le dépositaire du Livre,
déclencha leur désir de sacraliser cette union millénaire en la terre biblique de Canaan.
Nom d’un descendant de Cham, fils maudit de Noé.
« J’entre au vrai royaume des enfants de Cham ».
Cette provocation de Rimbaud dans sa Saison en Enfer fait l’objet d’une occultation d’autant plus stricte que Sem et Japhet sont, selon la Bible,
fils de Noé bénis par l’Eternel, donc ancêtres légitimes des Sémites et des Aryens élus pour coloniser les races inférieures.
Kapitotal est l’héritier de la transcendance divine, la tour Panoptic les mille yeux de sa toute-puissante surveillance,
comme principes du logiciel de l’Empire occidental.
Pour Shéhérazade et Ibn ‘Arabî, l’Etat hébreu est depuis 1948 la métaphore orientale de cet Empire,
qui s’affirma pour la dernière fois sans masque sous la forme du IIIe Reich.
Le projet sioniste relève d’un même absolutisme totalitaire, en sa prétention d’effacer la sous-race palestinienne pour faire triompher le messianisme du Grand Israël,
que le fantasme d’une Grande Germanie purement aryenne, dont le « destin historial » (Heidegger) eût effacé les Juifs en englobant la sous-race des Slaves.
Logiciel tenant lieu de Logos. La triade Jérusalem-Elseneur-Washington poursuit un plan secret depuis les génocides fondateurs de Troie et de Canaan,
narrés dans l’Iliade et le Deutéronome. L’expérience historique atteste qu’un Herrenvolk digne de ce nom suit aveuglément Führer,
Kommandantur et Propaganda Staffel dans la conquête historiale d’un Lebensraum, moyennant élimination de ce qui entrave la victoire de l’Übermensch.
Il s’en faut d’un habile Nacht und Nebel pour imputer aux communistes l’incendie du Reichstag,
ainsi qu’à l’islam les tueries programmées du 11/9/2001 comme du 7/10/2023. Et ça marche !
Le Hamas, créé de toutes pièces par Mossad et CIA dans le rôle de sparring partner de Tsahal, avec la complicité du Qatar,
sert d’idéal alibi justifiant une poursuite sans fin de l’holocauste palestinien.
La propagande occidentale s’incarne en un couple : Superman et Lolita. Conçus au début des années 30, ils naissent avec l’essor du régime nazi.
Quand Superman franchit l’Atlantique pour être publié en Europe,
les éditeurs changent son nom pour qu’il ne soit perçu comme une référence à l’Übermensch de Nietzsche.
Lolita surgit de Kamera Obskura, roman publié par Nabokov à Berlin en 1932.
L’un et l’autre acquièrent célébrité mythique durant la Guerre froide.
Superman pilote le jet privé qu’Epstein baptisa Lolita Express, pour convoyer la chair femelle à l’usage du gratin mondial.
Superman et Lolita ont élu Ghaza comme villégiature idéale.
En cet anniversaire des mille soleils sur Hiroshima,
dix mille et une lunes séparent Ibn ‘Arabî de son dernier clair de lune à Damas, en compagnie de l’héroïne des Mille et Une Nuits.
Leur lune de miel sera celle du ciel et de la terre, de l’esprit et de la matière, pour les créateurs de l’alphabet.
Anatole Atlas, le 6 août 2025.
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